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Articles - Première conférence de presse d'Obama
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La mise en scène était impressionnante : une dizaine de drapeaux américains, et toute une équipe de conseillers et possibles futurs membres de gouvernement entourant un Barack Obama au ton grave, portant sur son visage la fatigue de plusieurs mois de campagne, et tentant de rassurer l'Amérique sans lui cacher l'ampleur de la crise. L'intervention du nouveau président, en revanche, aura été étonnamment courte - environ dix minutes, suivie d'une séance de questions des journalistes. Mais il s'agissait avant tout de montrer que Barack Obama est déjà au travail, même s'il n'est pas encore formellement au pouvoir. "Nous sommes confrontés au plus grand défi de notre temps en matière économique. Nous allons devoir agir rapidement pour résoudre" la crise, a-t-il reconnu. Aussi, "immédiatement après avoir pris mes fonctions de président, je m'attaquerai de front à cette crise économique en prenant toutes les mesures nécessaires pour diminuer la crise du crédit, aider les familles de travailleurs et rétablir la croissance et la prospérité".

Barack Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a émis l'espoir que le Congrès adopte au plus vite un plan de relance. Si cela ne devait pas être le cas, il a annoncé que "la première mesure" qu'il prendrait en tant que président serait de mettre en place un tel plan. La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s'était déjà prononcée vendredi dans le Wall Street Journal pour un vote rapide d'un plan de relance de l'économie américaine en deux volets : 60 à 100 milliards de dollars dans un premier temps, dès novembre, puis une mesure complémentaire au début de l'an prochain qui pourrait comprendre une "baisse d'impôts permanente".

L'automobile, "épine dorsale de l'industrie américaine"

Barack Obama a aussi promis d'aider l'industrie automobile américaine, alors que le numéro un américain du secteur, General Motors, a annoncé dans la journée qu'il risquait de se retrouver à cours de liquidités l'an prochain. "Les nouvelles en provenance du secteur automobile cette semaine nous rappellent les difficultés auxquelles ce secteur est confronté", a-t-il noté. L'industrie automobile "est l'épine dorsale de l'industrie américaine" et elle joue un rôle "crucial" dans les efforts de réduction de la dépendance du pays envers les importations de pétrole, a ajouté le futur président. Barack Obama, qui venait de se réunir avec ses principaux conseillers économiques, a dit les avoir chargés de préparer des propositions d'aide au secteur.

"J'aimerais que l'administration fasse tout son possible pour accélérer l'aide à la modernisation que le Congrès a déjà approuvée", a-t-il déclaré, alors que le parlement américain a débloqué récemment 25 milliards de dollars de garanties de prêt pour aider les constructeurs américains à mettre au point des véhicules moins gourmands en essence. Les trois grands constructeurs ont réclamé 25 milliards d'aide supplémentaire.

Barack Obama doit être reçu lundi à la Maison Blanche par le président sortant George W. Bush, pour leur premier entretien depuis le scrutin de mardi. Et pour l'heure, c'est bien George W. Bush qui est et reste le président. Barack Obama, dont beaucoup guettent avec impatience les annonces sur sa future équipe, n'a d'ailleurs rien dévoilé de neuf vendredi à ce sujet. Debout derrière le président nouvellement élu se tenaient ses principaux conseillers économiques, dont les anciens secrétaires au Trésor de Bill Clinton Lawrence Summers et Robert Rubin, ainsi que l'ancien patron de la Réserve fédérale Paul Volcker. Ces trois personnalités sont sur les rangs pour occuper le poste décisif de secrétaire au Trésor, dont le titulaire devra superviser la mise en oeuvre du plan de sauvetage financier de 700 milliards de dollars adopté en octobre par le Congrès. Timothy Geithner, président de la Réserve fédérale de New York, est également cité.
Note: Aucune note
Ecrit par: SylvainB, Le: 17/11/08



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