Articles - Fourrure = Torture
Ceux qui portent des manteaux et accessoires de fourrure ont sur les mains le sang de visons, de ratons laveurs, de renards, de castors et de bien d’autres animaux.
Ces animaux passent leur vie dans des cages minuscules et souillées puis sont tués par électrocution anale ou génitale, ce qui provoque une crise cardiaque. Certains animaux sont écorchés vifs.

Les pièges à mâchoire utilisés pour capturer les animaux sauvages sont si cruels que les animaux s’auto-mutilent pour y échapper. La mort survient souvent après des jours et des jours d’agonie.
La fourrure est souvent présentée comme le comble du raffinement et de l’élégance, mais les publicités se gardent bien de montrer ce qu’ont enduré les animaux qui les portaient.
Chaque année, des millions d’animaux (visons, lapins, renards, ratons laveurs, coyotes, lynx, opossums, castors, rats musqués, ragondins, loutres, etc.) sont tués par électrocution anale ou vaginale dans les élevages. Les autres, capturés dans la nature, sont noyés, piégés ou battus à mort.
Une vie entière en cage
85 % des fourrures proviennent d’animaux enfermés dans des élevages. L’Europe est responsable de 70 % de la production mondiale, et le rapport publié en 2001 par la Commission Européenne montre que ces élevages ne répondent pas aux normes minimales de bien-être animal.

Les cages, trop exiguës, sont généralement installées dans des hangars ouverts qui ne protègent quasiment pas du vent, du froid, de la chaleur ou des intempéries. Les abreuvoirs à tétine gèlent souvent en hiver. L’été, 10 % des animaux à fourrure meurent de chaud.
Le sol grillagé blesse douloureusement les coussinets des animaux, qui malgré cela, tournent sur eux-mêmes pendant des heures dans un univers désespérément vide.
Les visons sont les animaux rencontrés le plus fréquemment dans ces élevages, suivis par les renards.
Trois à quatre petits survivent sur chaque portée. Ils sont tués à l’âge de six mois, après le premier grand froid, quand leur fourrure est bien fournie. Pour les reproducteurs, ce sont quatre ou cinq années de peur, de souffrances physiques et psychologiques dans des cages sordides et répugnantes envahies par les parasites. Cela dans le seul but de rapporter plus d’argent aux industriels.
Certains animaux sont manipulés avec des pinces métalliques et leurs dents sont arrachées pour éviter des blessures aux éleveurs.
En France, quelques 70 millions de lapins sont abattus chaque année spécialement pour leur fourrure, car les peaux utilisées doivent provenir d’animaux plus âgés (au moins 10 à 12 semaines) que ceux tués dans les abattoirs pour fournir des peaux plus épaisses.
Malades et sans soins
Les animaux à fourrure sont plus sensibles aux maladies dans les élevages qu’en liberté. La pneumonie, d’autres maladies contagieuses, mais aussi les puces, les tiques, les poux et les acariens se propagent rapidement d’une cage à l’autre. Les mouches porteuses de maladie prolifèrent dans les amas de déchets en décomposition qui s’accumulent pendant des mois sous les cages.
Si la qualité de la fourrure n’est pas menacée, les animaux malades ne sont pas toujours soignés (quand il s’agit d’affections oculaires, par exemple).
Électrocutés et écorchés vifs
Dans de nombreux pays, le flou réglementaire autour de l’abattage des animaux à fourrure profite aux éleveurs, qui recherchent uniquement la qualité de la peau et ne s’embarrassent pas des souffrances extrêmes infligées à l’animal.
Les petits animaux sont parfois asphyxiés par les gaz d’échappement brûlants d’un camion. Mais ce gazage n’est pas toujours mortel et certains animaux se réveillent pendant que leur peau est arrachée.
Les animaux de taille supérieure meurent dans de grandes souffrances, souvent par électrocution. Les électrodes placées dans la bouche et dans l’anus chauffent et brûlent. La décharge électrique provoque une paralysie et une extrême douleur car le cœur est placé entre les deux électrodes, mais pas le cerveau. En outre, le voltage n’est pas toujours assez fort pour tuer immédiatement.
On recourt également à l’empoisonnement. Les poisons provoquent des crampes douloureuses et paralysantes, et les animaux ressentent souvent la douleur quand on les écorche. Arracher la peau d’un animal encore chaud est plus facile.
Les chambres de décompression et les chambres à gaz ainsi que la rupture des cervicales sont d’autres méthodes d’abattage courantes.
Pièges mutilants
Rien qu’au Canada, on compte encore 60 000 trappeurs.
Les mâchoires en acier des pièges mutilent renards, ratons laveurs et autres animaux. Les mères, en particulier, tentent par tous les moyens de se libérer pour retourner auprès de leurs petits et luttent jusqu’à s’amputer d’un membre.
Pendant des heures, voire des jours, les animaux retenus dans les pièges agonisent avant d’être achevés par le trappeur. Ils perdent leur sang, leurs blessures s’infectent et se gangrènent. Épuisés, sans la moindre protection contre le froid glacial, souffrant de gelures, ils sont en plus soumis aux attaques des prédateurs, contre lesquels ils ne peuvent se défendre. Les castors et les rats musqués qui sont pris dans des pièges sous l’eau luttent pendant une bonne vingtaine de minutes avant de mourir par noyade.
Chaque année, les pièges mutilent et tuent aussi « par erreur » des centaines de milliers de chiens, de chats, d’oiseaux et d’autres animaux, parmi lesquels des espèces en voie de disparition.
Et si c’était votre chien ?
Le commerce de la fourrure de chien et de chat brasse plusieurs millions de dollars en Asie.
Des vidéos tournées secrètement, comme celle de l’association Humane Society of the United States, ont permis de se rendre compte de ce qu’endurent ces animaux. On y voit par exemple un berger allemand remuant de la queue, la tête bloquée dans un système de contention quelques instants avant d’être écorché vif. Dans un coin de cage, un chat observe d’autres chats étouffer par pendaison à quelques centimètres de lui...
La France a pris en 2003 un arrêté interdisant « l’introduction en France de peaux brutes ou traitées de chiens et de chats et des produits qui en sont issus. » Cependant, les marchandises circulant librement en Europe, il est facile d’introduire en France des peaux de chiens et de chats via un pays de l’Union qui n’a pas pris de mesure sur la question.
Par ailleurs, les étiquetages frauduleux sont fréquents, et il n’est possible de les démasquer que par de coûteux tests d’ADN.
Une catastrophe écologique
Il faut 40 fois plus d’énergie pour produire un manteau de fourrure véritable que pour produire une fausse fourrure. Les produits chimiques utilisés pour le tannage posent également un risque de pollution de la nappe phréatique.
Chaque vison élevé pour sa fourrure produit près de 22 kilos de déjections, ce qui représente environ 62 000 tonnes d’excréments pour cette seule espèce et pour les seuls États-Unis en 1999, soit près de 1 000 tonnes de phosphore aux effets dévastateurs sur les écosystèmes aquatiques.
En France, la production est de l’ordre d’un million de peaux de vison par an.
Plutôt à poil qu’en fourrure
Les élevages d’animaux à fourrure sont interdits au Royaume-Uni, et les Pays-Bas, certains Länder allemands et provinces autrichiennes suivent le même chemin. Les aménagements des cages imposés par la législation italienne sont si coûteux que les derniers élevages devraient bientôt disparaître.
Aux États-Unis, le mannequin Naomi Campbell s’est vu refuser l’entrée d’un club branché parce qu’elle portait de la fourrure. Le patron du club a expliqué : « J’aime les animaux. Je ne pouvais pas laisser passer ça. »
Mais si les ventes de fourrure diminuent régulièrement, celles de mouton retourné, elles, augmentent.
En Afghanistan, l’astrakan est élevé désormais pour produire des agneaux destinés au marché haut de gamme. Pour obtenir une peau de « qualité optimale », la mère est tuée avant la naissance de son petit pour prélever le fœtus.
Et vous ?
Si vous refusez d’acheter, on arrête de tuer. C’est aussi simple que ça.
Vous connaissez les souffrances endurées par les animaux ? Parlez-en à votre entourage. Pour que le massacre cesse, tout le monde doit savoir.
Ces animaux passent leur vie dans des cages minuscules et souillées puis sont tués par électrocution anale ou génitale, ce qui provoque une crise cardiaque. Certains animaux sont écorchés vifs.

Les pièges à mâchoire utilisés pour capturer les animaux sauvages sont si cruels que les animaux s’auto-mutilent pour y échapper. La mort survient souvent après des jours et des jours d’agonie.
La fourrure est souvent présentée comme le comble du raffinement et de l’élégance, mais les publicités se gardent bien de montrer ce qu’ont enduré les animaux qui les portaient.
Chaque année, des millions d’animaux (visons, lapins, renards, ratons laveurs, coyotes, lynx, opossums, castors, rats musqués, ragondins, loutres, etc.) sont tués par électrocution anale ou vaginale dans les élevages. Les autres, capturés dans la nature, sont noyés, piégés ou battus à mort.
Une vie entière en cage
85 % des fourrures proviennent d’animaux enfermés dans des élevages. L’Europe est responsable de 70 % de la production mondiale, et le rapport publié en 2001 par la Commission Européenne montre que ces élevages ne répondent pas aux normes minimales de bien-être animal.

Les cages, trop exiguës, sont généralement installées dans des hangars ouverts qui ne protègent quasiment pas du vent, du froid, de la chaleur ou des intempéries. Les abreuvoirs à tétine gèlent souvent en hiver. L’été, 10 % des animaux à fourrure meurent de chaud.
Le sol grillagé blesse douloureusement les coussinets des animaux, qui malgré cela, tournent sur eux-mêmes pendant des heures dans un univers désespérément vide.
Les visons sont les animaux rencontrés le plus fréquemment dans ces élevages, suivis par les renards.
Trois à quatre petits survivent sur chaque portée. Ils sont tués à l’âge de six mois, après le premier grand froid, quand leur fourrure est bien fournie. Pour les reproducteurs, ce sont quatre ou cinq années de peur, de souffrances physiques et psychologiques dans des cages sordides et répugnantes envahies par les parasites. Cela dans le seul but de rapporter plus d’argent aux industriels.
Certains animaux sont manipulés avec des pinces métalliques et leurs dents sont arrachées pour éviter des blessures aux éleveurs.
En France, quelques 70 millions de lapins sont abattus chaque année spécialement pour leur fourrure, car les peaux utilisées doivent provenir d’animaux plus âgés (au moins 10 à 12 semaines) que ceux tués dans les abattoirs pour fournir des peaux plus épaisses.
Malades et sans soins
Les animaux à fourrure sont plus sensibles aux maladies dans les élevages qu’en liberté. La pneumonie, d’autres maladies contagieuses, mais aussi les puces, les tiques, les poux et les acariens se propagent rapidement d’une cage à l’autre. Les mouches porteuses de maladie prolifèrent dans les amas de déchets en décomposition qui s’accumulent pendant des mois sous les cages.
Si la qualité de la fourrure n’est pas menacée, les animaux malades ne sont pas toujours soignés (quand il s’agit d’affections oculaires, par exemple).
Électrocutés et écorchés vifs
Dans de nombreux pays, le flou réglementaire autour de l’abattage des animaux à fourrure profite aux éleveurs, qui recherchent uniquement la qualité de la peau et ne s’embarrassent pas des souffrances extrêmes infligées à l’animal.
Les petits animaux sont parfois asphyxiés par les gaz d’échappement brûlants d’un camion. Mais ce gazage n’est pas toujours mortel et certains animaux se réveillent pendant que leur peau est arrachée.
Les animaux de taille supérieure meurent dans de grandes souffrances, souvent par électrocution. Les électrodes placées dans la bouche et dans l’anus chauffent et brûlent. La décharge électrique provoque une paralysie et une extrême douleur car le cœur est placé entre les deux électrodes, mais pas le cerveau. En outre, le voltage n’est pas toujours assez fort pour tuer immédiatement.
On recourt également à l’empoisonnement. Les poisons provoquent des crampes douloureuses et paralysantes, et les animaux ressentent souvent la douleur quand on les écorche. Arracher la peau d’un animal encore chaud est plus facile.
Les chambres de décompression et les chambres à gaz ainsi que la rupture des cervicales sont d’autres méthodes d’abattage courantes.
Pièges mutilants
Rien qu’au Canada, on compte encore 60 000 trappeurs.
Les mâchoires en acier des pièges mutilent renards, ratons laveurs et autres animaux. Les mères, en particulier, tentent par tous les moyens de se libérer pour retourner auprès de leurs petits et luttent jusqu’à s’amputer d’un membre.
Pendant des heures, voire des jours, les animaux retenus dans les pièges agonisent avant d’être achevés par le trappeur. Ils perdent leur sang, leurs blessures s’infectent et se gangrènent. Épuisés, sans la moindre protection contre le froid glacial, souffrant de gelures, ils sont en plus soumis aux attaques des prédateurs, contre lesquels ils ne peuvent se défendre. Les castors et les rats musqués qui sont pris dans des pièges sous l’eau luttent pendant une bonne vingtaine de minutes avant de mourir par noyade.
Chaque année, les pièges mutilent et tuent aussi « par erreur » des centaines de milliers de chiens, de chats, d’oiseaux et d’autres animaux, parmi lesquels des espèces en voie de disparition.
Et si c’était votre chien ?
Le commerce de la fourrure de chien et de chat brasse plusieurs millions de dollars en Asie.
Des vidéos tournées secrètement, comme celle de l’association Humane Society of the United States, ont permis de se rendre compte de ce qu’endurent ces animaux. On y voit par exemple un berger allemand remuant de la queue, la tête bloquée dans un système de contention quelques instants avant d’être écorché vif. Dans un coin de cage, un chat observe d’autres chats étouffer par pendaison à quelques centimètres de lui...
La France a pris en 2003 un arrêté interdisant « l’introduction en France de peaux brutes ou traitées de chiens et de chats et des produits qui en sont issus. » Cependant, les marchandises circulant librement en Europe, il est facile d’introduire en France des peaux de chiens et de chats via un pays de l’Union qui n’a pas pris de mesure sur la question.
Par ailleurs, les étiquetages frauduleux sont fréquents, et il n’est possible de les démasquer que par de coûteux tests d’ADN.
Une catastrophe écologique
Il faut 40 fois plus d’énergie pour produire un manteau de fourrure véritable que pour produire une fausse fourrure. Les produits chimiques utilisés pour le tannage posent également un risque de pollution de la nappe phréatique.
Chaque vison élevé pour sa fourrure produit près de 22 kilos de déjections, ce qui représente environ 62 000 tonnes d’excréments pour cette seule espèce et pour les seuls États-Unis en 1999, soit près de 1 000 tonnes de phosphore aux effets dévastateurs sur les écosystèmes aquatiques.
En France, la production est de l’ordre d’un million de peaux de vison par an.
Plutôt à poil qu’en fourrure
Les élevages d’animaux à fourrure sont interdits au Royaume-Uni, et les Pays-Bas, certains Länder allemands et provinces autrichiennes suivent le même chemin. Les aménagements des cages imposés par la législation italienne sont si coûteux que les derniers élevages devraient bientôt disparaître.
Aux États-Unis, le mannequin Naomi Campbell s’est vu refuser l’entrée d’un club branché parce qu’elle portait de la fourrure. Le patron du club a expliqué : « J’aime les animaux. Je ne pouvais pas laisser passer ça. »
Mais si les ventes de fourrure diminuent régulièrement, celles de mouton retourné, elles, augmentent.
En Afghanistan, l’astrakan est élevé désormais pour produire des agneaux destinés au marché haut de gamme. Pour obtenir une peau de « qualité optimale », la mère est tuée avant la naissance de son petit pour prélever le fœtus.
Et vous ?
Si vous refusez d’acheter, on arrête de tuer. C’est aussi simple que ça.
Vous connaissez les souffrances endurées par les animaux ? Parlez-en à votre entourage. Pour que le massacre cesse, tout le monde doit savoir.
Note: Aucune note
Ecrit par: SylvainB, Le: 01/09/08
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